Bienvenue aux enfants sans amour maternel

Bientôt 40 ans, toujours optimiste et pleine d'affection.

05 mars 2013 ~ 0 Commentaire

Puis elle a dû partager

Avec moi elle n’avait pas l’impression de partager son mari. C’est mon père qui me « cède tout ». Avec qui j’ai de la complicité.
Mais partager avec une seconde femme, ma mère n’était plus rien; jamais mère et plus épouse non plus.
Moi j’y ai gagné une mère. Enfin une femme qui s’est intéressée à moi, qui m’a apporté de l’affection.
Ma mère n’a jamais essayé de se battre pour me récupérer. Elle n’avait pas besoin de récupérer mon père, il revenait toujours, pour lui personne ne pouvait remplacer ma mère.
Et moi était-ce sans importance ? Sûrement. Elle n’avait pas besoin de récupérer quelqu’un qui ne lui appartenait pas. Elle a bien dû se rendre compte que j’aimais cette seconde femme, que j’avais plus d’échanges et d’intérêt pour elle. Ca ne devait pas avoir d’importance. c’était plus simple.

04 mars 2013 ~ 0 Commentaire

Comprendre le passé pour accepter le présent et l’avenir

M’imaginer que ma mère a eu une enfance sans affection, m’aide à comprendre pourquoi elle ne m’en a pas donné.

Je m’étais dit que c’était une histoire de mère - fille, et qu’avec mes enfants ça serait différent. J’avais fait le deuil de son affection, et maintenant j’essaie de faire le deuil de cette grand-mère que mes fils n’auront jamais.

J’ai toujours su, car elle ne s’en est jamais cachée, que ma mère voulait un fils et non une fille. Forcément mon cerveau d’enfant a toujours fait le raccourci rapide que comme je n’étais pas ce qu’elle avait attendu, elle ne m’aimait pas. Après quelques mois de psychanalyse, à 20 ans, je me suis tout de même avouée que ma mère m’aimait. Je savais qu’elle tenait à moi, elle me soignait quand j’étais malade, elle m’interdisait tout pour me protéger… mais elle n’a jamais su le faire de façon douce, avec amour, pour que je puisse comprendre que c’était pour mon bien.

Aujourd’hui je pense qu’il y a à la fois une incapacité à communiquer et une rancœur sur ce que les autres peuvent faire alors qu’elle n’a jamais eu le droit de rien.

Pour ma mère, les enfants, n’ont pas le droit au luxe d’être heureux, écoutés par les autres, faire part de leur envies, besoins… Ils n’ont pas le droit à la parole et tout ce qu’ils disent est forcément inutile et pour nourrir un caprice.

 

04 mars 2013 ~ 0 Commentaire

Ma mère à toujours été une épouse mais pas une mère.

Elle a toujours fait passer son statut de femme, épouse désirable, maquillée, habillée sexy avec des hauts talons, avant sa fonction de mère. je n’avais pas le droit de la serrer dans mes bras car j’aurais pu froisser ou abîmer ses vêtements. Je l’aurais décoiffée ou démaquillée. J’aurais pu la tâcher car j’avais forcément les mains sales.
Mon père lui pouvait lui mettre la main sur les seins ou aux fesses, ça n’abîmait pas ses vêtements.
Le soir leurs ébats me réveillaient, mais « je n’avais cas dormir si je ne voulais pas les entendre ». c’était de ma faute pas de la leur…

04 mars 2013 ~ 0 Commentaire

Maintenant ce n’est plus mon problème

je crois que j’arrive à m’en foutre. Ca ne me fait plus rien de me dire que je n’ai pas eu et que surtout je n’aurai jamais d’affection de ma mère. D’affection tactile, charnelle, sincère, chaleureuse,… Avant, ça me rendait terriblement mal. J’avais systématiquement les yeux au bord des larmes et une boule dans la gorge. C’est fini, je suis sereine. La vie de ma mère est comme ça, moi je dois passer à autre chose. Elle doit être malheureuse, mais je ne peux rien pour elle et elle ne veut surtout pas qu’on s’en occupe.
Elle m’a toujours dit « quand on veut on peut ». Elle n’a pas voulu m’aimer comme j’en avais besoin mais comme elle l’a pu ! Quand l’inconscient ne veut pas, le conscient ne peut pas.
Comme moi mes enfants ont une autre grand-mère et contrairement à moi ils ont une mère qui leur donne tout son amour naturellement. Finalement les choses s’améliorent de génération en génération. Et je sais que je serai une grand-mère affectueuse.

12 février 2013 ~ 0 Commentaire

Je n’ai jamais eu le droit de l’appeler « maman »

« Maman » c’est vulgaire et trop populaire. Venu de cette mère pourtant issue d’un milieu pauvre, c’est difficile à comprendre. Après analyse je me rends compte qu’elle s’est battue pour passer de la petite fille qui appelait sa mère  »maman », à la femme qui voulait être distinguée. Casser la chaine de la maternité devait sûrement lui permettre psychologiquement de changer de classe sociale.

Non pas que ma mère soit une intello, loin de là. C’était une salarié qui avait réussi à ne plus être une ouvrière. A ne plus être à la chaîne de l’usine sortie trop tôt de l’école. Elle a dû gagner de l’argent pour l’éducation de la petite sœur et passer son certificat d’étude à 14 ans. Mais elle ne voulait pas que ça dure. elle ne voulait pas que sa petite sœur gâche tout ce potentiel de volonté qu’elle savait en elle.

Alors elle s’est émancipée; à 17 ans elle a voulu que ce qu’elle gagne ne soit qu’à elle. Que son travail l’élève plus haut que la lobotomie du travail répétitif.

Ca a été son premier pas vers l’évolution de classe. Elle est devenue dame de compagnie d’une femme de la noblesse. Là, elle a pris le chemin des bonnes manières avec beaucoup d’application et ne s’en est jamais écartée. Parfois à l’extrême.

Je n’ai jamais su si elle avait oublié la décontraction ou si elle ne l’avait jamais connue. Même quand elle pette, elle le fait avec sérieux.

Mon père c’est l’inverse, rien n’est fait avec sérieux. C’est ça ma vie; gémeaux ascendant gémeaux, avec une éducation faite de contradictions. Constamment balancée entre exigence extrême de ma mère et l’idée que j’étais la reine de la cour de récré mise sur piédestal par les autres. 

 

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